Calculer la surface d’une pelouse, et la pente qui décide de la machine
Une surface en mètres carrés, arrondie au pas que le mètre à ruban justifie, et une pente en pourcentage.
La surface d’une pelouse n’est écrite nulle part : celle du compromis de vente porte sur la parcelle, bâti et allées compris. Or c’est elle qui décide de la quantité de semences, du volume d’un arrosage, de la masse d’engrais et de la famille de tondeuse. La mesurer une fois évite quatre erreurs.
La méthode est celle des géomètres du dimanche, et elle suffit : on découpe la forme réelle en rectangles, en triangles et en ronds, on mesure chacun au décamètre, on additionne, puis on retire ce qui n’est pas de l’herbe. Un arbre isolé ne se retire pas — on tond dessous.
Outil
Calculer une surface et une pente
Découpez la pelouse en formes simples, mesurez-les au décamètre, additionnez. Les zones qui ne sont pas de l’herbe — terrasse, massif, cabane — se déduisent. Laissez vide ce qui ne s’applique pas.
Un demi-rond : saisissez le diamètre et déduisez la moitié plus bas.
Résultat
Surface de pelouse —m²
Pente —%
Surface retenue.
Les formules, et la règle d’arrondi
rectangle = longueur × largeur
triangle = base × hauteur ÷ 2
rond = π × (diamètre ÷ 2)²
surface de pelouse = somme des formes − somme des déductions
pente en % = dénivelé en cm ÷ longueur en m
La dernière ligne n’est pas une simplification abusive : un dénivelé de 50 cm sur 10 m fait bien 5 %, parce que diviser des centimètres par des mètres revient à diviser par cent puis multiplier par cent.
Arrondi
- Jusqu’à 100 m² : au mètre carré près.
- De 100 à 1 000 m² : au pas de 5 m².
- Au-delà de 1 000 m² : au pas de 10 m².
Un décamètre à ruban tendu à la main ne mesure pas mieux que dix centimètres sur vingt mètres. Rendre « 187,43 m² » pour des cotes prises ainsi serait une fausse précision — et elle se propagerait dans tous les autres calculs, où elle finirait en grammes de semences au centigramme près.
Ce que l’outil refuse
- Un côté au-delà de 200 m : c’est probablement une saisie en centimètres.
- Une pelouse au-delà de 5 000 m² : au-delà, ce n’est plus un jardin et rien sur ce site n’est dimensionné pour ça.
- Un total négatif : les déductions dépassent les formes, donc une cote est fausse.
Un exemple complet, calculé sans script
12 × 8 = 96 m²
6 × 4,5 = 27 m²
7 × 5 ÷ 2 = 17,5 m²
π × (3 ÷ 2)² = 7,1 m²
− (4 × 3) = −12 m²
total = 135,6 m², arrondi au pas de 5 → 135 m²
Trois précautions de mesure
Mesurer au sol, pas à la carte. Une vue aérienne donne une projection horizontale : sur un terrain en pente, la surface réelle à tondre est plus grande que ce qu’elle montre. L’écart reste négligeable en dessous de 10 % de pente, il atteint 3 % à 25 %.
Tendre le ruban. Un décamètre qui touche l’herbe suit le micro-relief et allonge la cote de plusieurs pour cent sur vingt mètres. Deux piquets et une ficelle règlent le problème.
Ne pas chercher la précision. C’est le sens de la règle d’arrondi publiée dans l’outil : aucune décision de jardin ne change entre 187 et 190 m². En revanche, une pelouse annoncée à 500 m² qui en fait 700 fait manquer deux kilos de semences en fin de chantier.
La pente, et pourquoi elle compte autant que la surface
Le dossier Quelle tondeuse pour quelle surface publie deux tableaux, pas un : la surface donne la famille de machine, la pente donne sa limite d’emploi. Au-delà de 25 %, la question n’est plus quelle machine mais si le gazon est le bon couvert sur cette partie du terrain — un talus raide se tond mal, se ressème mal et s’arrose encore plus mal.
Ensuite
Une fois la surface retenue, elle se reporte toute seule dans les autres outils : la quantité de semences, le volume d’un arrosage, la masse d’engrais et le volume d’un terreautage.